Adaptation et consolidation
Ma première année d’études en France a été une expérience riche et formatrice. Elle a marqué la découverte
d’une nouvelle culture et de modes de fonctionnement différents de ceux auxquels j’étais habitué. Arrivé à
Niort en août 2024, je me suis retrouvé dans un environnement que je connaissais à peine. Les premières
semaines ont été cruciales pour m’adapter, aussi bien sur le plan académique que personnel.
Après l’obtention de mon baccalauréat, il était essentiel pour moi d’intégrer une formation alliant
mathématiques et informatique. Le BUT Science des Données s’est révélé être le cursus idéal. Mon année de
terminale m’a permis d’acquérir de solides bases en mathématiques, ce qui m’a facilité la compréhension des
notions abordées en cours.
Tout au long du premier semestre, j’ai conservé la même rigueur et la même méthode de travail que celles
adoptées durant mes années de lycée. Cette organisation m’a permis d’obtenir d’excellents résultats et de me
classer parmi les meilleurs étudiants de la promotion. En mathématiques, en statistique et en probabilité,
le premier semestre a souvent ressemblé à une révision, car j’avais déjà abordé la majorité des notions en
terminale. À l’inverse, j’ai développé de nouvelles compétences en informatique, notamment dans
l’utilisation de logiciels variés et de langages de programmation.
Le second semestre a été particulièrement enrichissant, tant sur le plan académique que personnel. J’ai su
maintenir des résultats globalement équivalents à ceux du premier semestre, témoignant d’une certaine
régularité dans mon travail. Au-delà des notes, ce semestre a marqué une véritable progression en
compétences. J’ai consolidé mes acquis et développé de nouvelles aptitudes, notamment en informatique, en
mathématiques, ainsi qu’en gestion de projet. Cette montée en compétence s’est surtout matérialisée à
travers les nombreux projets réalisés, qui m’ont permis d’appliquer concrètement les notions abordées en
cours.
Dès le début de mes études, il me tenait à cœur d’évoluer dans un domaine qui me passionne, tout en
comprenant le sens et les finalités de ce que j’apprends. Cette première année en science des données m’a
permis de tracer les contours de mon projet académique et professionnel, en me confirmant dans mon choix
d’orientation.
En somme, je dresse un bilan positif de cette première année. Pour la suite, j’aspire à intégrer une
entreprise en alternance dès la rentrée de septembre 2025. Cette immersion dans le monde professionnel me
permettrait de mieux appréhender les enjeux concrets liés à la collecte, à l’analyse et à la valorisation
des données. Ce premier contact avec le terrain serait une étape décisive dans la construction de mon
parcours, en me confrontant aux réalités et aux responsabilités du métier.
Construire, apprendre, s’affirmer : le bilan d’une année décisive
Il y a un an, en rédigeant le bilan de ma première année de BUT Science des Données, j’exprimais deux objectifs principaux : maintenir un niveau de résultats élevé et intégrer une alternance afin de confronter mes compétences à un contexte professionnel.
Quelques mois plus tard, cette ambition s’est concrétisée à travers deux opportunités : un poste de data analyst chez IMA à Niort, orienté vers la transition de Business Objects vers Power BI, et un poste d’assistant ingénieur à l’INSERM, centré sur le développement d’applications visant à automatiser des processus métiers. Bien que ces deux propositions soient pertinentes, j’ai fait le choix de rejoindre l’INSERM, privilégiant un environnement où je pourrais concevoir des outils concrets et avoir un impact direct sur les méthodes de travail.
Ce choix représentait un véritable défi. Intégrer un organisme de recherche en santé impliquait de m’adapter à un domaine que je ne maîtrisais pas, tant sur le plan scientifique que professionnel. J’ai dû assimiler rapidement de nouveaux concepts, comprendre les besoins des chercheurs et adopter une posture adaptée à un environnement exigeant. Cette phase d’adaptation a été déterminante et m’a permis de développer à la fois mes compétences techniques et ma capacité à évoluer dans un contexte complexe.
Parallèlement, mon entrée en deuxième année, dans le parcours Exploration et Modélisation Statistique, s’est accompagnée d’une exigence académique accrue. Le premier semestre a été particulièrement intense, avec une charge de travail significativement plus élevée que l’année précédente. Entre les cours et les périodes en entreprise, il a été nécessaire d’adopter une organisation rigoureuse et de maintenir un effort constant. Cette période m’a confronté à un rythme soutenu, mais elle a également renforcé ma discipline et ma capacité de travail.
Le second semestre, bien que plus court, a été tout aussi formateur. La découverte des techniques de machine learning, ainsi que les interventions de professionnels du secteur, m’ont permis de mieux comprendre les applications concrètes des modèles étudiés en cours. Cela a joué un rôle clé dans l’affinement de mon projet professionnel, en me donnant une vision plus claire des métiers vers lesquels je souhaite m’orienter.
À l’issue de cette période, j’ai poursuivi mon alternance au sein de l’unité INSERM U1070, spécialisée dans la recherche sur les anti-infectieux. Intégré au pôle de pharmacométrie, dont l’objectif est de modéliser les interactions entre les médicaments et l’organisme, j’ai contribué au développement d’outils logiciels destinés à structurer, fiabiliser et exploiter les données biomédicales.
Concrètement, j’ai conçu plusieurs applications permettant d’automatiser des tâches auparavant manuelles, notamment la validation de données. Ces développements ont permis de réduire significativement les temps de traitement, passant d’environ vingt minutes à moins de trente secondes, tout en améliorant la fiabilité des analyses. Ces outils s’intègrent directement dans les processus du laboratoire et facilitent le travail des ingénieurs et des chercheurs en leur fournissant des résultats rapidement exploitables.
Au-delà des aspects techniques, cette expérience a également été très enrichissante sur le plan humain. L’accompagnement de mon tuteur a joué un rôle essentiel dans mon intégration et ma progression. Il m’a permis de développer une meilleure compréhension du monde professionnel, tout en me laissant une réelle autonomie dans mes choix et mes propositions.
Cette alternance m’a surtout permis d’y voir plus clair sur ce que je veux vraiment faire. Développer des outils est une compétence utile que j’ai pris le temps de construire, mais ce n’est pas ce qui m’anime le plus. Ce qui m’intéresse profondément, c’est comprendre les données, les faire parler, construire des modèles et en tirer des conclusions solides. C’est dans cette logique que je souhaite m’orienter vers des métiers comme data scientist ou analyste quantitatif, où l’analyse et la modélisation sont au cœur du travail.
Pour autant, les compétences que j’ai acquises en développement ne sont pas secondaires, bien au contraire. Elles me donnent une vraie autonomie : je peux concevoir mes propres outils, aller au bout d’un projet et répondre concrètement à des problématiques métier. Dans des environnements exigeants comme la finance ou la gestion des risques, cette capacité à relier technique et usage est clairement un avantage.
Pour la suite, je souhaite poursuivre vers un master en économétrie et statistique ou intégrer une école d’ingénieurs comme l’ENSAI. L’objectif est simple : approfondir mes compétences, en acquérir de nouvelles et me spécialiser progressivement en finance quantitative. C’est une continuité logique avec ce que j’ai appris cette année et, surtout, avec ce que j’ai envie de construire sur le long terme.
Enfin, cette deuxième année s’est conclue de manière très positive. J’ai atteint mon objectif académique en terminant major de promotion, ce qui reflète les efforts fournis tout au long de l’année et renforce ma motivation pour la suite. Mon alternance, quant à elle, m’a permis de dépasser mes appréhensions initiales liées au changement de domaine. En m’appropriant progressivement le contexte métier et en échangeant régulièrement avec les équipes, j’ai pu proposer des solutions adaptées, reconnues et appréciées.
Pour ma troisième et dernière année de BUT, je souhaite conserver cette même exigence. La rigueur et la discipline développées cette année constituent désormais des bases solides sur lesquelles je compte m’appuyer pour poursuivre ma progression, tant sur le plan académique que professionnel.